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Le saviez-vous ?

D’une part que le 16 avril a été décrété « Journée Mondiale de la Voix ».

D’autre part qu’il existe « un autre côté de la voix » qui ne peut s’entendre qu’avec une oreille retournée vers l’intérieur…

« Célébrer » à Paris cette Journée Mondiale de la Voix, c’est ce désir qui nous a porté à proposer à tout public - quelque soit son approche de la voix, ou sa connaissance de la façon dont la psychanalyse se saisit de la voix – une écoute « autre » de cette « voix autre » qui ne fait pas que parler ou chanter. Une voix qui préoccupe certes les chanteurs quand il s’agit de « la préserver » ; les orateurs quand il s’agit d’habiller au mieux leur discours d’un habit de lumière vocal ; les médecins quand il s’agit de soigner ou faire rééduquer un appareil phonatoire qui présente des ratés ; les politiques quand il s’agit de happer l’oreille du citoyen ; les musiciens quand il s’agit de faire « chanter » leurs instruments ; les philosophes quand la parole et la voix se disputent la place d’honneur de la mise en forme de la pensée ; les acousticiens quand il s’agit de dresser le portrait visuel des harmoniques qui sommeillent dans votre timbre de voix ; les écrivains dont l’écriture porte au regard les échos des « voix qui se sont tues », etc. Mais aussi, les psychanalystes quand la voix se fait symptôme et vient faire s’échouer la parole sur le divan. Une voix qui peut venir rajouter une parure ou une rayure sur la parole ; ou qui vient « d’ailleurs », hallucinée, subvertir l’ordre de la parole.

Cette voix, en quête pourtant de signature vocale, semble se rebeller devant toute assignation vocale. Refusant tout passeport vocal, elle vit en marge du corps et de la parole, mais aussi de « l’horizon d’attente » ou de « l’hospitalité » que représente l’écoute de l’autre. Face au risque de la perte, face aux tentations d’identifications vocales émanant « des autres », face à un « idéal de voix » influencé par les phénomènes de société, la psychanalyse nous rappelle que derrière la « voix de nature » et la « voix de culture », existe une « voix de structure ». Paradoxalement silencieuse, cette voix pulsionnelle – conceptualisée par Lacan en tant que « pulsion invocante » - c’est celle de « l’Autre » qui fait de nous des êtres plus « parlés » que « parlants », passagers clandestins de notre propre parole. A moins que …


 La JMV2016 est annoncée

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